25ans0cierge"La paroisse me propose d’assurer un service, des amis m’invitent à rejoindre leur association : est-ce la volonté de Dieu ?" Peut-être bien que oui, peut-être bien que non !

Dans la vie des communautés chrétiennes comme dans tous les autres domaines où nous vivons une solidarité et par conséquent une responsabilité, nous ne serons jamais dispensés du discernement. Sinon nous restons dans une sorte d’immaturité : dire toujours oui n’est ni plus intelligent ni plus méritoire qu’avoir une excuse toute prête pour dire non à chaque appel.

Il y a en effet des générosités maladives. Besoin d’avoir un rôle ou un pouvoir, besoin d’être reconnu, besoin de fuir dans l’activisme ecclésial ou associatif les frustrations que l’on vit dans sa vie familiale ou professionnelle… Nous connaissons ces paroissien(ne)s indispensables, qui se plaignent parce que « c’est toujours les mêmes qui font le boulot » (sous-entendu : toujours moi !) mais qui ne laisseront jamais leur place à des personnes plus jeunes ou plus compétentes qui viennent d’arriver. On était parti pour servir le Règne de Dieu et insensiblement on est devenu le roi ou la reine de son territoire : la sacristie, la chorale, la cétéchèse, etc. ou encore « les affaires de Monsieur le Curé » : personne d’autre n’a le droit d’y toucher !

Inversement il y a des absences coupables. Depuis longtemps les pasteurs se plaignent des paroissiens « consommateurs ». On trouve normal que les locaux soient entretenus, que les grandes fêtes soient bien préparées, que les enfants et les jeunes soient pris en charge, que des équipes se forment pour accueillr, prier, servir les pauvres, annoncer l’Évangile… pourvu que ce soit « les autres » qui s’en occupent ! Les alibis ne manquent pas : trop occupé, trop jeune, trop vieux, trop timide, trop inexpérimenté etc. Il parait que ceux qui ne font rien sont les premiers à critiquer ceux qui font quelque chose !

Au-delà de nos désirs (ou de nos réticences), au-delà du désir des amis ou du curé, quelques règles de discernement vont nous aider. La volonté de Dieu c’est d’abord de nous tenir en sa présence. Jésus ne cherche pas seulement des serviteurs mais des amis (Jn 15, 15). Des engagements qui ne laissent plus le temps de prier ne font pas avancer le règne de Dieu mais celui du Diable. Ensuite la volonté de Dieu c’est l’accomplissement fidèle du devoir d’état. Trop souvent on s’active avec cœur pour des choses facultatives et on néglige les choses nécessaires. Des jeunes ont perdu la foi parce que leurs parents étaient partout, sauf là où personne ne pouvait les remplacer : les confidences du soir et les ballades du dimanche. Enfin la volonté de Dieu peut prendre la forme d’un appel particulier, supplémentaire. Avant d’y répondre, il faut vérifier : est-ce jouable, compte tenu des circonstances et des compétences ? Est-ce que des personnes proches et sages m’encouragent ? Est-ce que l’Esprit Saint confirme au fond de moi ce « oui » paisible et décidé que personne ne peut dire à ma place ?

 

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