Au commencement, quand Dieu crée, il sépare : la lumière et les ténèbres, le haut et le bas, le solide et le liquide – sans quoi tout serait vaseux ! Puis les plantes « selon leur espèce », les animaux « selon leur espèce » et, pour finir en beauté, l’altérité de l’homme et de la femme.

lumiere tenebresPour la dire, le livre de la Genèse joue avec finesse sur le singulier et le pluriel : Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa masculin et féminin (Gn 1, 1-27). Seul le Dieu Amour, le Dieu trinitaire, pouvait inventer cette image de lui-même, ce singulier pluriel où la différence n’est ni contradiction ni malédiction et où l’unité n’est ni unitaire ni totalitaire.

angeNous sommes encore sur terre, terrestres, terriens. Mais chaque année la fête de tous les saints nous fait lever les yeux vers le Ciel, elle nous invite à tourner notre cœur vers la foule immense que personne ne peut dénombrer, les myriades d’anges et la multitude de ceux qui ont lavé leur robe dans le sang de l’agneau, ces hommes et ces femmes de chez nous qui ont été touchés par la lumière du Christ et l’onction de l’Esprit Saint, peut-être sans le savoir, ou du moins en ne le reconnaissant peut-être qu’au dernier moment, quand les yeux se ferment et qu’enfin on voit l’invisible – oui, nous lui serons semblables, car nous le verrons tel qu’il est

rouaultJe relis la prière du père le Guillou, en dernière page de son livre Celui qui vient d’ailleurs l’Innocent. « En ce temps de scandale où tant de chrétiens se laissent prendre aux pièges de la puissance (…) fais de nous des êtres brisés par le péché du monde, solidaires de toute la misère, faibles d’une faiblesse infinie, pour que nous soyons les témoins de la miséricorde du Père. Que ta croix de lumière plantée au cœur de nos vies fasse de nous des enfants pétris de douceur et de faiblesse, heureux de la joie de Dieu, capables de bénir Dieu en toute chose. » 

rosaceOui, c’est une question. En règle générale nous nous disons chrétiens plutôt que catholiques. C’est légitime. Dès l’an 40, à Antioche de Syrie, on a pris l’habitude d’appeler chrétiens les disciples du Christ (Ac 11, 26).

14 juillet, victoire des bleus, vive la France... Occasion de parler de la nation. ce qui n'a rien de nationaliste... du moins je l'espère ! 

feudartifice

louange

La prière eucharistique est le cœur de la messe. Chaque dimanche, chaque jour, cette grande prière est introduite par le dialogue du prêtre et de l’assemblée : « Élevons notre cœur ! – Nous le tournons vers le Seigneur. – Rendons grâce au Seigneur notre Dieu ! – Cela est juste et bon. » Et le célébrant insiste : « Vraiment, il est juste et bon, il est nécessaire et salutaire de te rendre grâce… »

tablesNietzsche avait donc raison ? La morale, c’est fini ? « Il n’y a pas de phénomènes moraux, rien qu’une interprétation morale des phénomènes. » 

misericordieuxLa Miséricorde divine n’était plus d’actualité ; les Lumières du XVIII° siècle honoraient la raison plutôt que le cœur, le déisme du XIX° cultivait l’idée de Dieu plutôt que l’expérience de Dieu.On a redécouvert la miséricorde au XX° siècle. La sainteté a pris la couleur de la compassion : ne pas craindre de toucher les plaies de l’humanité, ni d’être touché par les plaies du Christ. 

cierge pascalTout commence par la lumière. C’est le premier mot de la Création : Dieu dit lumière et la lumière fut. C’est aussi le premier signe qui annonce le salut d’Israël dans le livre de l’Exode : Dieu fait signe à Moïse par le buisson ardent, un feu qui brûle mais ne détruit pas. Au commencement de l’Évangile, encore une lumière : l’étoile qui guide les mages vers l’enfant. Et au commencement de l’Église, dans le souffle de la Pentecôte, des langues de feu viennent illuminer et embraser les Apôtres. La célébration de la nuit de Pâques commence de la même manière : un feu est allumé dehors, sur la place, dans la cité des hommes.

sacrifice

La première fois qu’on lit ou qu’on entend le chapitre 22 du livre de la Genèse, on est pris de vertige. Qui donc est Dieu ? Est-il vrai qu’il demande à Abraham d’immoler son fils bien-aimé, l’enfant du miracle, nommé Isaac (« rire à venir », un verbe au futur ; Gn 21, 3). Dieu donnerait-il d’une main pour reprendre de l’autre ?

mgrPodvin

Nous entrons en Carême le 14 de ce mois. Parmi toutes les conversions auxquelles le Seigneur nous presse, en ce temps liturgique, l’actualité vient susciter une dimension sur laquelle je me fais insistant : la révision de la loi de bioéthique se profile à grands pas. Notre conscience,  éclairée par la prière, et le discernement, ne peut ignorer ce rendez-vous crucial.

la confession

 

 

 

 

 

 

 

La sainteté peut prendre des visages inédits, imprévisibles, extraordinaires. Mais le péché est d’une monotonie effrayante.